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mercredi 1 juin 2011

Les chevreuils

Après les corbeaux, la sécheresse, voila les chevreuils.
Les premiers, après avoir mangé la majorité de mes légumineuses à l'état de jeunes pousses, m'avaient entraîné à envisager une disposition des cultures moins géométrique et peut être plus adaptée aux caractéristiques du sol.
La deuxième me pose de vrais soucis quand à l'organisation temporelle des travaux de la saison. Et après avoir attendu en vain un peu de pluie, m'oblige à repenser en profondeur mon système de culture.
Les troisièmes portent un sérieux coup à mon moral.
Alors que je débarquais avec ma twingo et ma tonne à eau pour arroser les plants de courgettes qui peinent vraiment à s'enraciner, je découvre ceci :
La belle planche de salades qui commençaient à joliment pommer et qui promettaient pour samedi n'avait soudainement plus la même allure.
En y regardant de plus près,

Pratiquement tous les cœurs ont disparus !
Et pour signer l'opération, une trace d'urine encore fraîche dont l'odeur laisse peu de doutes.


Je ne sais encore trop qu'en penser, que faire, vers quel équilibre m'orienter... Comment cohabiter, se respecter les uns les autres et soi même. Trouver le sens, et la direction créatrice vers laquelle ces évènements nous guident.
Je veux faire autrement, tracer un chemin plus proche de ma vérité, mais par moment, tester des impasses, ça use.

vendredi 22 avril 2011

Planteuse à pommes de terre

Je recherche une planteuse à pommes de terre type Mc Cormick pour traction animale.
Si jamais vous avez écho d'un tel outil dans les parages qui ne demanderais qu'a être utilisé, faites moi signe.

jeudi 7 avril 2011

1 km à la charrue...

Et oui, un kilomètre à tirer la charrue, ça commence à faire, me direz vous. Et pourtant, ça ne représente à peine que 2 ares et demi de labourré (soit 250 m2).
C'est sur ça fait un peu transpirer par les temps qui courent.


Et petit à petit, le travail avance. Encore un petit coup de herse et on va pouvoir planter quelques oignons.


vendredi 1 avril 2011

Premiers semis au champ



Parce qu'une belle préparation de sol comme ça,faut bien que ça serve, j'ai semé 1 rang de fèves (100 m pour environ 700 pieds) et trois rangs de pois et haricots.
Sont près à être plantés des salades et des épinards.
C'est vraiment une grande joie pour moi de pouvoir mettre en place des cultures dans un sol préparé par la demoiselle Taquine!

jeudi 24 mars 2011

Préparation du sol

Une photo valant mieux qu'un discours,


1 : Fauché (à la main bien sur, pour ceux qui ont de bons yeux, la faux est sur le terrain)
2 : hersé une première fois pour enlever ce qui a été fauché
3 : labouré
4 : hersé une deuxième fois pour affiner le sol

Et tout ça sans utiliser un microlitre de pétrole !
Merci Taquine.

vendredi 18 mars 2011

Labours 2011

Ça y est, les labours ont repris.
Taquine se laisse encore un peu distraire par les touffes d'herbe verte, mais le résultat reste très propre.


Et on commence à faire briller les versoirs !

Plus qu'à passer un petit coup de herse et ce sera bon pour semer petits pois et fèves.
Pour l'instant on reste 100% traction animale. Le champ n'a pas vu de tracteur depuis presque un an !

lundi 14 mars 2011

C'est repartit !

Comme je l'évoquais il y a quelques temps, l'idée AMAP a fait son chemin. Sollicité par l'AMAP des indiens dont le collègue maraîcher (et néanmoins ami) Thomas Lafouasse fait un break jusqu'en septembre pour se consacrer aux grandes cultures (bio), je me suis engagé à produire 30 paniers par semaine d'avril à mi juillet.
Beau challenge pour ma petite structure non mécanisée qui revisite d'anciennes pratiques à ne pas oublier.

Du coup, les châssis sur couche chaude se remplissent de semis de salades, épinards, oseille, ciboulette, tomates, blettes, persil.


Les premiers radis pointent leur nez sous les tunnels nantais.


Ainsi que les premières salades à couper et pommées


Pendant ce temps là, Taquine révise ses gammes


Et se prépare pour la sieste après un bonne séance de herse


lundi 7 février 2011

La couche chaude

L'hiver, quand il fait froid et qu'on veut gagner un peu de temps, pour lancer les cultures un peu plus tôt, il faut trouver un moyen d'amener de la chaleur aux plants. De nos jours, la serre chauffée par des souffleries au gaz et au pétrole est largement utilisée. À plus petite échelle, la couverture chauffante sous châssis amène un moyen de gérer très précisément la température.
Comme je suis curieux, j'ai décidé cette année de me lancer dans une aventure bien plus ancienne et presque abandonnée (en tout cas par les professionnels de la profession) : La couche chaude.
C'est lors d'un stage chez Rémi Picot, paysan bio-dynamiste à Pfaffenhoffen (67) que j'ai pu pour la première fois observer l'efficacité de cette technique. Et depuis l'idée me trottait dans la tête.
Donc cette année, motivé par le challenge de pouvoir proposer des légumes dès avril, je me suis lancé.
J'ai entassé 60cm de fumier de cheval bien arrosé sur une surface de 2,5m par 4m et j'ai installé mon châssis dessus.


J'ai laissé passer le "coup de feu" pendant lequel la chaleur dégagée par la fermentation du fumier est trop importante, et aujourd'hui,

La température n'est pas descendue en dessous de 20°C cette nuit (alors qu'on a eu -2°C à l'extérieur) et ce midi, elle se stabilise à 30°C panneaux fermés.
L'humidité par contre reste très importante. Je vais donc remettre une bonne couche de paille, surveiller ça encore un jour ou deux et y installer douillettement les premiers semis de salade.

vendredi 6 mars 2009

Labours d'hiver dans la Creuse

Impossible de passer par la Creuse sans faire un petit coucou à Lune Olympe et Reine.

Alors quand en plus on passe en période de labours, on en profite avec bonheur. Histoire de vérifier qu'on n'a pas tout oublié, qu'on sait encore se mettre dans cet état d'esprit particulier, de disponibilité à l'instant présent qui permet d'avoir la bonne réaction au bon moment, de donner confiance aux juments et être dans le plaisir partagé de soigner la terre.
Quelques allés-retours de pur bonheur en attendant de pouvoir en faire autant en région parisienne.





lundi 8 décembre 2008

Quoi de neuf au potager ?

En attendant d'avoir plus de surfaces, on s'occupe comme on peux au potager.









les salades poussent bien tranquillement.









les épinards et les navets sont encore bien petits.




Les fèves ont enfin levé (après un bon mois sous terre).




Et l'ail sort le bout de son nez.

samedi 27 septembre 2008

Culture de la pomme de terre


La culture de la pomme de terre est tellement adaptée à la traction animale qu'il est surprenant de constater que nous soyons si peu à la cultiver comme ça !
Mais voyons un peu en pratique les différentes étapes.
Tout d'abord, dans le cadre des rotations, la pomme de terre, assez exigeante, est une bonne tête de culture. Elle bénéficie alors d'un sol riche et reposé par quelques années de prairie temporaire paturée par les chevaux. Son itinéraire cultural spécifique en fait une bonne culture nettoyante qui laissera un sol propre pour les légumes suivants.

Un labour peu profond est alors un des meilleur moyens de casser la prairie, d'incorporer toute la matière organique au sol et de préparer celui ci aux plantations. Cette opération est assez longue : quelques 50 km de marche par hectare sont nécessaires. Ce travail, propice à la méditation est aussi l'occasion de penser la culture à venir, de commencer à imprégner le terrain de nos intentions et de mettre en place la synergie sol - animal - humain. En biodynamie, on privilégiera les jours racine du calendrier des semis pour inscrire l'impulsion spécifique dans le sol en prévision des pommes de terre.

Peu de temps avant la plantation, un épandage de compost suivi d'un hersage permet d'enrichir encore un peu le sol, de supprimer les éventuelles repousses, d'affiner et d'égaliser le lit de semence. Les biodynamistes en profiteront pour pulvériser la bouse de corne et le compost de bouse afin de favoriser l'activité du sol.

Puis viens le moment de la plantation. En jours racine préférentiellement.
Les planteuses sont des outils bien pratiques. Elles permettent à un charretier et un cheval de planter les plants de pomme de terre rangs par rangs à la vitesse de la marche. Un système de chaîne à godets entraîne les pommes de terre une par une du bac jusque dans une colonne. Un soc ouvre la terre devant la colonne et deux disque referment le sillon juste derrière.

Une fois que les plants ont poussés et sont bien visibles, on peut alors sarcler entre les rangs. L'intérêt est multiple :
on nettoie la culture en supprimant les adventices, on aère le sol ce qui favorise son activité et permet aux racines de mieux se développer;
on empêche l'eau de trop remonter par capillarité et de s'évaporer, intéressant lors de périodes sèches;
si l'opération à lieu en jour racine, on renforce l'impulsion donnée au moment de la plantation;
c'est l'occasion de se retrouver à nouveaux : le sol, l'animal et l'humain autour de la plante.

En fonction du temps et des besoins, on sarclera une seconde fois, puis un butera de la même manière, une ou deux fois, en remplaçant la dent arrière de la sarcleuse par un butoir.

Viens enfin le temps de la récolte. Si tout s'est bien passé, on peut espérer quelques 12 à 15 tonnes par hectare. La convivialité et l'entraide sont donc de mise. Les chevaux (il en faut bien deux pour entraîner l'arracheuse) passent en premier. Un soc passe sous la butte et un système de moulin éjecte les pommes de terre sur le côté. Il ne reste plus alors qu'à les ramasser et les mettre en sac. l'opération est certes un peu longue mais quel plaisir de voir enfin le fruit de tout ce travail et cette attention.


Merci à Frédéric de m'avoir permit de vivre tout ça cette année !
A charge de revanche, je m'appliquerai à tenter de faire aussi bien dès que possible...