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mercredi 6 avril 2011

Taquine au labour

Pour notre plus grand plaisir, j'ai profité de cette belle matinée ensoleillée et de la présence de ma petite photographe en herbe pour vous livrer quelques photos de la belle au travail.

À ce moment là, on est encore frais et fringuants


Bon, il va falloir s'y mettre. On analyse le terrain, on respire un bon coup...

Et c'est parti. Pratique les poignées sur la charrue pour corriger les écarts induits par les changements de nature du sol.

Par un temps pareil, c'est un vrai plaisir.


Une petite pause casse-croûte en fin de rang, ça permet de souffler et ça fait du bien.


Le demi tour, j'y reviens un peu plus bas, c'est pas ce qu'il y a de plus simple. Surtout avec ces belles touffes d'herbe verte et grasse...



Et on repart dans l'autre sens


Vous pensez que ça tire là ?



Le demi-tour reste la phase la plus technique. Il faut à la fois gérer la jument (qui dans la cas de Taquine profite encore du moindre moment d'inattention pour grapiller une touffe d'herbe) et faire tourner la charrue dans l'élan pour ne pas s'user le dos. Pour l'instant, ça donne ça :



Le retour monté est un vrai moment partagé. C'est le plaisir d'être l'un avec l'autre en contact, confiants et décontractés.

vendredi 1 avril 2011

Premier panier de la saison

Demain samedi, c'est le 2 avril et c'est une date que j'attend depuis quelques temps avec excitation, une pointe d'appréhension et plein de questionnement car c'est la date de livraison de mes premiers paniers pour l'AMAP des Indiens.
Aurais-je de quoi remplir les paniers ? Les premiers légumes de printemps seront ils prêts à temps ? Comment les amapiens accueilleront ils cette première livraison ?

À la veille de cet évènement, les radis et les salades malgré toute leur bonne volonté ne semblent pas encore prêts


Mais je ne baisse pas les bras pour autant. J'ai trouvé au fond de mon champ quelques poireaux qui ont bien passé l'hiver. La mouche mineuse les avait attaqués et je les croyais perdus, mais le froid leur a bien réussi. Ils me sauvent !
Mon grenier abritait aussi quelques oignons rouges soigneusement conservés sur une bonne couche de paille.
Pour compléter tout ça, Thomas m'a confié quelques pommes de terre et betteraves. Je lui rendrai cela sous forme de tomates et autre légumes d'été en septembre.

Cela nous donne donc le panier suivant :
Soit 2 kg de pommes de terre
1 kg de betteraves
500g de poireaux
500g d'oignons

Bon, certes, ça commence doucement, mais vu la tournure que prennent les choses au champ, les mois qui viennent devraient nous faire oublier les premiers "petits" paniers...

Premiers semis au champ



Parce qu'une belle préparation de sol comme ça,faut bien que ça serve, j'ai semé 1 rang de fèves (100 m pour environ 700 pieds) et trois rangs de pois et haricots.
Sont près à être plantés des salades et des épinards.
C'est vraiment une grande joie pour moi de pouvoir mettre en place des cultures dans un sol préparé par la demoiselle Taquine!

jeudi 24 mars 2011

Préparation du sol

Une photo valant mieux qu'un discours,


1 : Fauché (à la main bien sur, pour ceux qui ont de bons yeux, la faux est sur le terrain)
2 : hersé une première fois pour enlever ce qui a été fauché
3 : labouré
4 : hersé une deuxième fois pour affiner le sol

Et tout ça sans utiliser un microlitre de pétrole !
Merci Taquine.

vendredi 18 mars 2011

Labours 2011

Ça y est, les labours ont repris.
Taquine se laisse encore un peu distraire par les touffes d'herbe verte, mais le résultat reste très propre.


Et on commence à faire briller les versoirs !

Plus qu'à passer un petit coup de herse et ce sera bon pour semer petits pois et fèves.
Pour l'instant on reste 100% traction animale. Le champ n'a pas vu de tracteur depuis presque un an !

lundi 14 mars 2011

C'est repartit !

Comme je l'évoquais il y a quelques temps, l'idée AMAP a fait son chemin. Sollicité par l'AMAP des indiens dont le collègue maraîcher (et néanmoins ami) Thomas Lafouasse fait un break jusqu'en septembre pour se consacrer aux grandes cultures (bio), je me suis engagé à produire 30 paniers par semaine d'avril à mi juillet.
Beau challenge pour ma petite structure non mécanisée qui revisite d'anciennes pratiques à ne pas oublier.

Du coup, les châssis sur couche chaude se remplissent de semis de salades, épinards, oseille, ciboulette, tomates, blettes, persil.


Les premiers radis pointent leur nez sous les tunnels nantais.


Ainsi que les premières salades à couper et pommées


Pendant ce temps là, Taquine révise ses gammes


Et se prépare pour la sieste après un bonne séance de herse


lundi 7 février 2011

La couche chaude

L'hiver, quand il fait froid et qu'on veut gagner un peu de temps, pour lancer les cultures un peu plus tôt, il faut trouver un moyen d'amener de la chaleur aux plants. De nos jours, la serre chauffée par des souffleries au gaz et au pétrole est largement utilisée. À plus petite échelle, la couverture chauffante sous châssis amène un moyen de gérer très précisément la température.
Comme je suis curieux, j'ai décidé cette année de me lancer dans une aventure bien plus ancienne et presque abandonnée (en tout cas par les professionnels de la profession) : La couche chaude.
C'est lors d'un stage chez Rémi Picot, paysan bio-dynamiste à Pfaffenhoffen (67) que j'ai pu pour la première fois observer l'efficacité de cette technique. Et depuis l'idée me trottait dans la tête.
Donc cette année, motivé par le challenge de pouvoir proposer des légumes dès avril, je me suis lancé.
J'ai entassé 60cm de fumier de cheval bien arrosé sur une surface de 2,5m par 4m et j'ai installé mon châssis dessus.


J'ai laissé passer le "coup de feu" pendant lequel la chaleur dégagée par la fermentation du fumier est trop importante, et aujourd'hui,

La température n'est pas descendue en dessous de 20°C cette nuit (alors qu'on a eu -2°C à l'extérieur) et ce midi, elle se stabilise à 30°C panneaux fermés.
L'humidité par contre reste très importante. Je vais donc remettre une bonne couche de paille, surveiller ça encore un jour ou deux et y installer douillettement les premiers semis de salade.