vendredi 13 mai 2011
LA BLOGAZETTE DES ULIS...: PORTRAIT: François ,un jeune producteur de légume...
LA BLOGAZETTE DES ULIS...: PORTRAIT: François ,un jeune producteur de légume...: " François Munch a fait avec plaisir dix ans d’informatique, puis il a décidé d'organiser sa vie de façon plus conforme à ses aspirations..."
Réflexions sur la sécheresse
Cette année, nous vivons un printemps exceptionnel. Exceptionnel par ses températures (pour les saints de glace, on passe de 12°C la nuit à 7°) mais aussi par son manque de pluie.
Voua me direz, les agriculteurs ne sont jamais contents. et bien oui, pour nous le mauvais temps, c'est celui qui dure. Pluie ou soleil, c'est pareil. quand ça dure plus de 15 jours sans changements, ça commence à nous inquiéter, alors quand c'est 2 mois...
En pratique, ça donne quoi ?
D'abord un sol très dur. Dur à labourer. Par endroits, la charrue n'arrive pas à s'enfoncer ou remonte en surface, à d'autres endroits, elle est juste très dure à tirer.
Dur au point que planter des piquets métalliques est loin d'être aisé, même à la masse. Sur 20cm, par endroits on dirait presque du béton.
Ensuite, des pâtures qui poussent difficilement. L'épiaison arrive très vite alors que l'herbe n'est pas encore bien haute. La repousse est problématique, ça a plutôt tendance à griller qu'à repartir... On tâche d'agrandir les pâtures, mais vu le premier point, c'est pas évident. On est légèrement inquiets pour la suite, si il n'y a pas plus de foin que l'année passée, l'hiver risque d'être difficile.
Enfin, il n'y a pratiquement pas d'humidité dans les 10 premiers cm du sol et même en arrosant, l'eau ne pénètre pratiquement pas. Ça empèche les graines d'adventices de lever, mais aussi la plupart des graines potagères. Et même avec un arrosage consciencieux, c'est pas évident pour elles d'aller faire la jonction avec l'eau du sous-sol.
Du coup, les plantes stressent pas mal, les épinards montent en graines, les salades rouges sont carmin...
Pour les bonnes nouvelles, Une fois la jonction faite, les plantes s'en sortent pas trop mal. Il semblerait que de l'eau remonte du sous sol. depuis quelques jours,j'en aperçoit à 10cm, parfois moins. On m'avait dit que dans un sol vivant, les bactéries anaérobies du sous sol profond peuvent faire descendre l'eau quand il y en a trop et remonter quand il n'y en a pas assez, elles sont peut être bien à l'œuvre la dessous.
Du coup, les plantes repiquées après un passage difficile nous laissent un peu d'espoir.
Les pommes de terre on l'air de s'en sortir.
Les plants de courgettes ont pris place entre quelques pousses de haricots miraculés. j'ai laissé les pousses de chenopode blanc pour leur faire un peu d'ombre.
Bref, on se creuse la tête pour trouver des solutions, mais la nature nous surprend, nous aide et nous propose quelques pistes.
Un printemps atypique et quelque peu déroutant pour le neo-paysan que je suis, mais toujours plein de surprises.
vendredi 22 avril 2011
Planteuse à pommes de terre
Je recherche une planteuse à pommes de terre type Mc Cormick pour traction animale.
Si jamais vous avez écho d'un tel outil dans les parages qui ne demanderais qu'a être utilisé, faites moi signe.
samedi 16 avril 2011
Création de l'AMAP
Comme je le laissais entrevoir cet hiver, l'idée d'AMAP fait son chemin. En test grandeur nature jusqu'à mi juillet avec l'AMAP Le Panier des Indiens (un grand merci à eux de m'accompagner sur cette aventure), la création d'une nouvelle AMAP est en cours pour début septembre.
Si vous êtes intéressés, vous pouvez contacter Jérémy Huet sur son mail ou au 06 62 24 87 54 pour tous renseignements.
Le travail en AMAP est pour moi à la fois une opportunité et un vrai challenge :
L'opportunité de travailler avec l'assurance de couvrir mes frais (à défaut pour l'instant de me verser un vrai salaire) ce qui pour une deuxième année de fonctionnement est extraordinairement appréciable.
Un challenge pour remplir toutes les semaines 30 paniers sans renier mes convictions et mon engagement auprès de la nature. Faire pousser des légumes dans le respect et en collaboration profonde avec tous les acteurs visibles et invisibles présent sur le site. Y faire participer tous les règnes du minéral à l'humain en passant par le végétal et l'animal, sauvages et domestiques.
L'étape suivante : vous permettre de découvrir et de participer à cette aventure.
Le blog est un début,
L'AMAP une suite bienvenue et logique tout comptes faits,
D'autres idées germent comme des renontres découverte et partage sur le site.
N'hésitez pas à me contacter si cela vous parle, c'est de la rencontre entre nos envies communes que naîtra bien des choses.
Une semaine contrastée
En début de semaine, les haricots pois et autres fèves ont commencé à lever. c'est bien sympathique. Vu que j'en ai semé 4 rangs de 100m chacun, ça laisse présumer pas mal de travail à la récolte, mais ça fait plaisir...
Les clôtures, quand c'est pas pour soi, c'est pour les copains. Dans les westerns, on voit toujours les cow-boys installer, réparer ou déplacer des clôtures. Et bien en vrai, quand on a des animaux, même ici, c'est pareil. il y a toujours à réparer, installer ou modifier des clôtures pour que tous puissent manger à leur faim sans tomber malade. Et en pratique, ça prend toujours pas mal de temps.
En milieu de semaine, catastrophe. les jolis petits trous alignés que vous voyez sur cette photo, c'est ce qui reste des fèves que les corbeaux ont particulièrement appréciés. en 2 jours, ils m'ont nettoyé les 4 rangs précédemment cités. Tout y est passé, les fèves, les haricots et les petits pois. y-a plus qu'à recommencer avec 3 semaines de décalage. Il paraît qu'ils devraient se calmer maintenant, mais j'ai acheté 200m de voile de forçage pour recouvrir les semis. On verra bien...Et pendant ce temps, le travail continue, il faut herser les pâtures d'hiver pour permettre à l'herbe de bien repousser et faire un bon foin cet été. Pour gagner en efficacité, j'ai bricolé une belle barre d'attache pour mes 3 éléments de herse. Ça va tirer, mais je trouve que ça a de la gueule...
Le résultat, c'est ça. 60 ares de hersées en 2 jours de boulot. Bravo Taquine ! Le deuxième jours, on est allé à la limite. Pour finir, il a fallut puiser dans les ressources. On s'en est presque fait peur. Finir le travail alors que la jument n'a plus qu'une envie, aller se reposer et brouter, c'est pas simple, mais c'est aussi un passage de l'éducation (de la jument et du charretier).
Vendredi, récolte. Les radis avaient pourtant l'air bien, plein de feuillage... J'ai certainement du les laisser trop serrés. J'ai pas encore bien pris mes marques avec mon nouveau semoir. Résultat, de petites bottes de tout petits radis.En faisant les fonds de champs, j'ajoute quelques petits poireaux et un fond d'oignons de printemps...
Ça fait pas beaucoup et je m'en excuse auprès des AMAPiens. Dur dur, ce début de saison...
Enfin, on ne perd pas courage et on remet le collier. On va bien finir par y arriver !
jeudi 7 avril 2011
1 km à la charrue...
Et oui, un kilomètre à tirer la charrue, ça commence à faire, me direz vous. Et pourtant, ça ne représente à peine que 2 ares et demi de labourré (soit 250 m2).
C'est sur ça fait un peu transpirer par les temps qui courent.
Et petit à petit, le travail avance. Encore un petit coup de herse et on va pouvoir planter quelques oignons.
mercredi 6 avril 2011
Taquine au labour
Pour notre plus grand plaisir, j'ai profité de cette belle matinée ensoleillée et de la présence de ma petite photographe en herbe pour vous livrer quelques photos de la belle au travail.
À ce moment là, on est encore frais et fringuants
Une petite pause casse-croûte en fin de rang, ça permet de souffler et ça fait du bien.
Le demi tour, j'y reviens un peu plus bas, c'est pas ce qu'il y a de plus simple. Surtout avec ces belles touffes d'herbe verte et grasse...
Et on repart dans l'autre sens
Vous pensez que ça tire là ?
Le retour monté est un vrai moment partagé. C'est le plaisir d'être l'un avec l'autre en contact, confiants et décontractés.
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