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lundi 7 novembre 2011

Le marché de Forges les Bains

Je suis présent (pratiquement) tous les samedis matins au marché de Forges les Bains (91) pour vous vendre de la soupe chaude de saison au bol ou en bouteille et quelques légumes du champ lorsqu'il y en a. Je propose aussi quelques produits de mes collègues du CIVAM du Hurepoix comme des jus de pommes et cidre, pâtés et terrines, miel, confitures...
Le tout dans la joie et la bonne humeur, le plaisir des rencontres et la chaleur humaine en cette période automnale.
Alors n'hésitez pas à y faire un petit tour à l'occasion.

mardi 18 octobre 2011

Repas fermier au domaine de Quincampoix

En tant qu'adhérant au CIVAM du Hurepoix, je participe à cet évènement. C'est l'occasion unique de venir déguster les produits des différents producteurs du CIVAM, cuisinés par nous mêmes, dans un cadre de grande classe.

Ce devrait être l'occasion de passer un fort bon moment en dégustant de bien bonnes choses produites et transformées à proximité.

jeudi 21 juillet 2011

Repenser son rapport à la terre, une priorité

Suite aux péripéties que j'ai pu vivre depuis le début de cette année et conformément aux idées qui m'animent depuis les prémices de ce projet, il me semble essentiel de s'autoriser à repenser le rapport à la terre.

Pour ma part, je cherche le positionnement qui me permette dans chaque action de trouver LE geste juste, celui qui s'inscrit dans l'élan de vie. Participer à la création en inscrivant l'humain dans la boucle.
Plutôt que de lutter contre une nature hostile et peu encline à nous sustenter, la reconnaître comme une mère aimante et attentionnée.
Savoir l'écouter.
L'enfant n'a pas à respecter sa mère, il doit faire ses expériences. Un jour il comprend qu'il obtient plus de joie et de résultats en favorisant l'harmonie et la co-création avec ceux qui l'entourent que dans l'opposition et la contrainte.
Telle peut être notre attitude avec la terre.
Telle est la voie de mes recherches actuelles.
Sortir d'une notion d'exploitation du vivant pour entrer dans celle d'une co-évolution. Ce que j'apporte à la nature en gestes, actions, intentions, et ce que je reçois en retour nous fait évoluer et grandir.
L'abondance de la récolte n'est pas la conséquence de ma dextérité à suivre un itinéraire cultural éprouvé mais traduit l'épanouissement des différents acteurs, minéraux, végétaux, animaux, humains... et leur joie d'évoluer ensemble.
Chercher, apprendre, écouter, ressentir, essayer, des voies vers cette attitude juste. Où presque sans effort apparent on agit profondément et conformément aux besoins et attentes de tous.

Je réaffirme donc maintenant mes priorités :
Apprendre de la terre et avec la terre;
Trouver ma place et mon équilibre dans cet écosystème;
Partager cette expérience avec vous et vous permettre de la vivre avec moi.

Et pour cela :
Prendre le temps de ressentir et d'observer sans me jeter tête baissée dans une série de cultures imposées;
Reconnaître la sagesse même de la terre et laisser à chacun son espace d'expression;
Vous accueillir autour des légumes, lors de stages et chaque fois que vous le désirez pour échanger et partager.

N'hésitez donc pas à commenter cet article.
À très bientôt sur ce blog ou à la ferme.

François

mardi 12 juillet 2011

Stage - nouvelles dates

Connecter l'instinct animal
Travail avec le cheval et la terre dans le respect des besoins et limites de chacun.
Un stage d'une demi journée en petit groupe animé par François et Taquine. Sur don libre.

Aucune connaissance du cheval n'est requise.

Plus de renseignements sur la page stages

Pour réserver, contactez moi : munchf@gmail.com / 06 87 82 79 43

mercredi 1 juin 2011

Les chevreuils

Après les corbeaux, la sécheresse, voila les chevreuils.
Les premiers, après avoir mangé la majorité de mes légumineuses à l'état de jeunes pousses, m'avaient entraîné à envisager une disposition des cultures moins géométrique et peut être plus adaptée aux caractéristiques du sol.
La deuxième me pose de vrais soucis quand à l'organisation temporelle des travaux de la saison. Et après avoir attendu en vain un peu de pluie, m'oblige à repenser en profondeur mon système de culture.
Les troisièmes portent un sérieux coup à mon moral.
Alors que je débarquais avec ma twingo et ma tonne à eau pour arroser les plants de courgettes qui peinent vraiment à s'enraciner, je découvre ceci :
La belle planche de salades qui commençaient à joliment pommer et qui promettaient pour samedi n'avait soudainement plus la même allure.
En y regardant de plus près,

Pratiquement tous les cœurs ont disparus !
Et pour signer l'opération, une trace d'urine encore fraîche dont l'odeur laisse peu de doutes.


Je ne sais encore trop qu'en penser, que faire, vers quel équilibre m'orienter... Comment cohabiter, se respecter les uns les autres et soi même. Trouver le sens, et la direction créatrice vers laquelle ces évènements nous guident.
Je veux faire autrement, tracer un chemin plus proche de ma vérité, mais par moment, tester des impasses, ça use.

vendredi 13 mai 2011

LA BLOGAZETTE DES ULIS...: PORTRAIT: François ,un jeune producteur de légume...

LA BLOGAZETTE DES ULIS...: PORTRAIT: François ,un jeune producteur de légume...: " François Munch a fait avec plaisir dix ans d’informatique, puis il a décidé d'organiser sa vie de façon plus conforme à ses aspirations..."

Réflexions sur la sécheresse

Cette année, nous vivons un printemps exceptionnel. Exceptionnel par ses températures (pour les saints de glace, on passe de 12°C la nuit à 7°) mais aussi par son manque de pluie.
Voua me direz, les agriculteurs ne sont jamais contents. et bien oui, pour nous le mauvais temps, c'est celui qui dure. Pluie ou soleil, c'est pareil. quand ça dure plus de 15 jours sans changements, ça commence à nous inquiéter, alors quand c'est 2 mois...

En pratique, ça donne quoi ?
D'abord un sol très dur. Dur à labourer. Par endroits, la charrue n'arrive pas à s'enfoncer ou remonte en surface, à d'autres endroits, elle est juste très dure à tirer.
Dur au point que planter des piquets métalliques est loin d'être aisé, même à la masse. Sur 20cm, par endroits on dirait presque du béton.

Ensuite, des pâtures qui poussent difficilement. L'épiaison arrive très vite alors que l'herbe n'est pas encore bien haute. La repousse est problématique, ça a plutôt tendance à griller qu'à repartir... On tâche d'agrandir les pâtures, mais vu le premier point, c'est pas évident. On est légèrement inquiets pour la suite, si il n'y a pas plus de foin que l'année passée, l'hiver risque d'être difficile.

Enfin, il n'y a pratiquement pas d'humidité dans les 10 premiers cm du sol et même en arrosant, l'eau ne pénètre pratiquement pas. Ça empèche les graines d'adventices de lever, mais aussi la plupart des graines potagères. Et même avec un arrosage consciencieux, c'est pas évident pour elles d'aller faire la jonction avec l'eau du sous-sol.
Du coup, les plantes stressent pas mal, les épinards montent en graines, les salades rouges sont carmin...

Pour les bonnes nouvelles, Une fois la jonction faite, les plantes s'en sortent pas trop mal. Il semblerait que de l'eau remonte du sous sol. depuis quelques jours,j'en aperçoit à 10cm, parfois moins. On m'avait dit que dans un sol vivant, les bactéries anaérobies du sous sol profond peuvent faire descendre l'eau quand il y en a trop et remonter quand il n'y en a pas assez, elles sont peut être bien à l'œuvre la dessous.
Du coup, les plantes repiquées après un passage difficile nous laissent un peu d'espoir.
Les pommes de terre on l'air de s'en sortir.
Les plants de courgettes ont pris place entre quelques pousses de haricots miraculés. j'ai laissé les pousses de chenopode blanc pour leur faire un peu d'ombre.

Bref, on se creuse la tête pour trouver des solutions, mais la nature nous surprend, nous aide et nous propose quelques pistes.
Un printemps atypique et quelque peu déroutant pour le neo-paysan que je suis, mais toujours plein de surprises.