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vendredi 18 mars 2011

Labours 2011

Ça y est, les labours ont repris.
Taquine se laisse encore un peu distraire par les touffes d'herbe verte, mais le résultat reste très propre.


Et on commence à faire briller les versoirs !

Plus qu'à passer un petit coup de herse et ce sera bon pour semer petits pois et fèves.
Pour l'instant on reste 100% traction animale. Le champ n'a pas vu de tracteur depuis presque un an !

lundi 14 mars 2011

C'est repartit !

Comme je l'évoquais il y a quelques temps, l'idée AMAP a fait son chemin. Sollicité par l'AMAP des indiens dont le collègue maraîcher (et néanmoins ami) Thomas Lafouasse fait un break jusqu'en septembre pour se consacrer aux grandes cultures (bio), je me suis engagé à produire 30 paniers par semaine d'avril à mi juillet.
Beau challenge pour ma petite structure non mécanisée qui revisite d'anciennes pratiques à ne pas oublier.

Du coup, les châssis sur couche chaude se remplissent de semis de salades, épinards, oseille, ciboulette, tomates, blettes, persil.


Les premiers radis pointent leur nez sous les tunnels nantais.


Ainsi que les premières salades à couper et pommées


Pendant ce temps là, Taquine révise ses gammes


Et se prépare pour la sieste après un bonne séance de herse


lundi 7 février 2011

La couche chaude

L'hiver, quand il fait froid et qu'on veut gagner un peu de temps, pour lancer les cultures un peu plus tôt, il faut trouver un moyen d'amener de la chaleur aux plants. De nos jours, la serre chauffée par des souffleries au gaz et au pétrole est largement utilisée. À plus petite échelle, la couverture chauffante sous châssis amène un moyen de gérer très précisément la température.
Comme je suis curieux, j'ai décidé cette année de me lancer dans une aventure bien plus ancienne et presque abandonnée (en tout cas par les professionnels de la profession) : La couche chaude.
C'est lors d'un stage chez Rémi Picot, paysan bio-dynamiste à Pfaffenhoffen (67) que j'ai pu pour la première fois observer l'efficacité de cette technique. Et depuis l'idée me trottait dans la tête.
Donc cette année, motivé par le challenge de pouvoir proposer des légumes dès avril, je me suis lancé.
J'ai entassé 60cm de fumier de cheval bien arrosé sur une surface de 2,5m par 4m et j'ai installé mon châssis dessus.


J'ai laissé passer le "coup de feu" pendant lequel la chaleur dégagée par la fermentation du fumier est trop importante, et aujourd'hui,

La température n'est pas descendue en dessous de 20°C cette nuit (alors qu'on a eu -2°C à l'extérieur) et ce midi, elle se stabilise à 30°C panneaux fermés.
L'humidité par contre reste très importante. Je vais donc remettre une bonne couche de paille, surveiller ça encore un jour ou deux et y installer douillettement les premiers semis de salade.

mercredi 26 janvier 2011

L'hiver à la ferme

Dans la nature, l'hiver, on a l'impression que rien ne bouge. Les plantes semblent mortes, leur activité visible réduite au minimum.
Sous la terre, tout prépare le printemps qui vient. C'est un travail incessant et intense. Pour certains la période la plus active de l'année. Mais pour le "grand public" on ne voit rien. L'idée du printemps s'élabore, les forces créatrices se mettent en place, s'accordent les unes aux autres pour pouvoir rejouer une fois encore le spectacle de la vie, réinventer toujours différemment un spectacle immuable.

Eh bien à la ferme, c'est un peu pareil. On réinvente. Certes on n'a pas 3,5 milliard d'année de recul. Donc pour le côté immuable, on va attendre un peu.
  • Taquine fait ses gammes d'hiver, son caractère s'affirme, on a commencé à herser les pâtures tout à l'heure sans reproduire les erreurs de l'année précédente.
  • Dans l'idée de produire plus tôt des plants, sans recourir à des énergies extérieures, je suis en train de lancer une couche chaude : une bonne couche de fumier de cheval qui en se compostant va fournir une douce chaleur au châssis qui sera posé dessus.
  • Quand au mode de commercialisation, une profonde réflexion de fond et le rapprochement avec l'AMAP des indiens m'amène à envisager très sérieusement cette perspective.
  • Mon engagement en tant que secrétaire du CIVAM de l'Hurepoix m'amène à mettre en commun avec les autres adhérents mes envies, motivations et moyens pour vous faire partager les trépidations de notre ruralité paysanne.
Voila quelque unes, parmi d'autres, des activités de la ferme en hiver Pour nous préparer plein de surprises pour cette année 2011 que je vous souhaite à tous riche et étincelante.

jeudi 14 octobre 2010

La soupe de courge.

Parce que vous me direz "Les courges c'est bien gentil, mais qu'est ce qu'on fait de simple avec ?"
Alors là, je vous sort mon super joker : la soupe de courge simplissime et délicieuse dont je tiens là recette de Frédéric Carlier qui une fois par an abandonne ses chers percherons et viens régaler les parisiens et parisiennes de sa divine soupe lors du salon Marjolaine.
Tout d'abord, on prend une courge, bio ou du jardin, enfin qui n'a pas subie de traitement chimique (merci pour elle et pour la terre qui l'a portée). La longue de Nice se prête bien à l'exercice, vue sa forme, sa couleur et son goût, mais le butternut, le potimaron et bien d'autres conviennent bien aussi.
On enlève la peau uniquement quand elle est verte (pour des raisons esthétiques) ou trop coriace (genre giraumont galeux), on enlève les graines et la partie filandreuse qui les entoure (c'est là que la forme de la longue de Nice est un atout), on la détaille en gros morceaux.

On met ces morceaux dans une casserole, on rajoute un fond d'eau pour que ça n'accroche pas, trois feuilles de laurier et une bonne pincée de gros sel.
On couvre et on laisse tout ça cuire doucement à la vapeur une vingtaine de minutes en passant de temps en temps profiter du fumet, s'assurer que tout se passe bien et vérifier la cuisson (la pointe du couteau doit s'enfoncer sans problème dans la peau et jusqu'au coeur des morceaux).
Lorsque c'est prêt, on enlève les feuilles de laurier, on couvre d'eau et on passe au mixer.
On laisse le tout finir de cuire quelques minutes, on rectifie l'assaisonnement (sel, poivre) et on peut éventuellement ajouter une goûte d'essence d'orange que l'on trouve au rayon huiles essentielles des magasins bio.
On obtient là une base de soupe tout à fait réjouissante



Les gourmands ajouteront de la crème fraîche et du poivre, les passionnés, des épices comme du gingembre frais râpé et du cumin, enfin, toutes les variations sont permises.

Au passage, c'est peu calorique, ça tient bien au corps et c'est plein de bonnes choses.
Enfin plein de bonnes raisons qui font qu'on aurait tort de s'en priver...

Les courges sont arrivées !

Le coffre de la twingo s'en souviendra...
La longue de Nice à bien apprécié le climat fontenaisien.


Et nous avons également commencé à récolter quelques butternuts.

samedi 2 octobre 2010

2eme journée de l'environnement d'Arpajon

Samedi 9 octobre 2010 aura lieu de 11h à 18h dans le parc Théophile Guesdon d'Arpajon la 2eme journée de l'environnement d'Arpajon.
La pomme de terre à cheval sera présente à cette occasion pour vous faire partager ses produits et j'interviendrai lors de la table ronde "Quelle agriculture pour demain dans l'Arpajonnais ?" à 16h.

Du coup, je ne pourrai pas assurer la vente à la ferme ni sur le marché de Courson le 9/10/2010.
J'en suis bien désolé mais espère vous rencontrer nombreux à Arpajon.

La veille aura lieu à 20h au cinéma Stars d'Arpajon la projection du documentaire le temps des graces de Dominique Marchais, entrée gratuite.

Pour en savoir plus : www.arpajon91.fr